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  • Protestation à Lomé contre la hausse du prix du carburant

    ffc9a76e4f88b66c863df72bab4ef694_LLa nouvelle hausse des prix des produits pétroliers est effective depuis mardi matin à la pompe. Une hausse qui a pris de court plusieurs togolais. Les conducteurs de taxi et les Zémidjan protestent actuellement dans les rues de Lomé contre la décision gouvernementale.

    Alors que la population n’a pas encore digéré la dernière hausse du prix du carburant intervenue fin janvier dans un contexte social difficile, le gouvernement a annoncé lundi nuit une nouvelle augmentation des prix. La mesure justifiée par une hausse du prix à l’international ne convainc pas plus d’un.

    En dehors des dénonciations verbales, les Zémidjan et les conducteurs de taxi ont choisi de se faire entendre. C’est ainsi que spontanément, ils ont entamé une protestation contre cette nouvelle hausse des prix à la pompe.

    La protestation a commencé au Carrefour Deckon avant d’atteindre le Carrefour Colombe de la Paix. Actuellement, l’Avenue Maman Ndanida est bloquée par ces manifestants. Quelques minutes plus tard, elle a atteint l’autre grand carrefour de Lomé, celui de GTA, créant un cafouillage monstre. Les forces de l’ordre et de sécurité s’activent pour contenir ces mouvements de mécontentement.

    Il faut noter que depuis mardi matin, le super sans plomb est vendu à 524 Fcfa contre 476 Francs précédemment, soit une augmentation de 48 francs CFA. Le gasoil connait une hausse de 48 Francs aussi et se vend à 526 francs.

    Le pétrole lampant vendu précédemment à 425 francs, coûtera 468 francs CFA. Une augmentation de 43 francs CFA. Le mélange deux temps, connait une hausse de 44 Francs et se vend désormais à 623 francs contre 579 francs.

    Par ailleurs, le prix du gaz butane n’a pas bougé.


  • Dapaong: une manifestation d’élèves dispersée à coup de gaz lacrymogènes

    72aaebf2db92c4cb1c4ea733fa6aab75_LDapaong, cette ville située à plus de 650 km de Lomé connait depuis ce lundi de nouvelles manifestations d’élèves dans les rues. Ces élèves ont, de nouveau, récupéré la grève des enseignants. Leur mouvement est dispersé par les forces de l’ordre et de sécurité de la ville à coup de gaz lacrymogène.
    En effet, la colère des élèves de Dapaong a atteint son paroxysme lundi lorsqu’ils ont constaté que les enseignants ont effectivement décidé de ne pas reprendre les cours des jours de grève, précomptés par les autorités sur leurs salaires.

    Dapaong est une ville où les enseignants suivent massivement les mots d’ordre de grève. Et ce lundi matin, tout se passait bien jusqu’à ce que les enseignants qui ont repris les cours n’annoncent aux élèves que les cours des jours de grève étaient considérés comme dispensés.

    C’est alors que les élèves du lycée de la ville se sont spontanément descendus dans la rue allant d’un établissement à un établissement et délogeant leurs camarades aussi bien du public que du privé.

    Pour ces jeunes, il n’est pas question d’accepter que les cours programmés lors du débrayage soient considérés comme faits tel que le mentionnent les enseignants.

    Ils invitent le gouvernement à bien vouloir satisfaire la plate-forme revendicative des enseignants pour que, eux (élèves) ne soient pas victime de la situation qui prévaut actuellement.

    Devant la détermination de ces élèves, les forces de l’ordre et de sécurité ont dû faire usage de grenades lacrymogènes.

    La ville de Dapaong a déjà offert ce genre de spectacle au Togo en 2013, ce qui a causé la mort de deux jeunes élèves, Douti Sinanlingue et Anselme Sinandare. Plus récemment, le 1er décembre 2016, une manifestation de ces mêmes élèves avait fait des blessés.